"Demain j'te kidnappe. On monte clandestinement dans le TGV direction Paris gare de Lyon et je te fais l'amour comme une princesse à Disneyland."
Non. Tu ne peux pas. Tu ne peux pas tirer trop juste comme ça. Amour, il faut que tu vises avant tout. Il faut que tu échoues pour m'avoir. Il faut que tu luttes. Ce serait trop facile tu comprends. Il faut que tu me laisses incarner la dualité et que tu doutes. Tu ne peux pas me flécher telle une cible trop immobile. Je dois être imprenable. Alors, amour, s'il te plait ne renverse pas mes règles du jeu. Tu sais bien que tu n'es qu'un pion sur ce plateau virtuel. Tu ne peux pas commencer à m'écrire le plus beau des contes de fées. Ce n'est pas drôle les romances. Laisse-moi m'emparer de cette conception littéraire de l'Amour. Laisse-moi intégrer le doux personnage secret et conflictuel des plus beaux romans. Laisse moi me déguiser. Juste un temps. Après, promis, je me rends. Ne sois pas trop parfait. La perfection ça rend heureux mais moi, je sais que d'ici 2012, j'ai trois ans pour te rendre heureux à t'en faire pétiller les yeux. Moi le bonheur ? Il me court après. Et parfois, c'est dur de l'éviter, il s'accroche. J'ai beau le renier rien n'y fait. Le bonheur de se sentir aimée pour ce que l'on est.
Et surtout ne réclame jamais. Laisse-moi t'offrir. Ne doute jamais, laisse-moi t'aimer.
Je préfère te voir t'exploser les joues sur le bitume car pour une fois, je sais que si tu souffres ce n'est pas ma faute.
K. veut un Italien de luxe.
Même l'infini ne sera jamais assez. Tout c'que tu peux m'offrir ne suffira jamais. Mon coeur est un organe sans fond. Et si j'essaye d'en faire toujours trop, je m'éreinterai les pupilles. Je n'ai pas le mal de toi. Non, ça pas encore. Je reconnais que derrière chacune de mes peurs, il y a un désir. Ce désir d'être à la hauteur.